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The Saw

                                                                                   
The SawUn tueur en série surnommé Jigsaw s'amuse à kidnapper des personnes afin de leur faire subir des épreuves mortelles pour que ceux-ci découvrent la véritable valeur de la vie, ce qui détermine s'ils sortiront vivant ou non des épreuves. Un détective, David Trapp, essaie par tous les moyens de capturer Jigsaw mais le tueur s'avère insaisissable. Deux hommes, le docteur Lawrence Gordon et un photographe, Adam, sont à leur tour victimes de Jigsaw; ils sont tous les deux enchaînés dans une salle de bains miteuse avec un cadavre entre eux. Les deux hommes ne semblent pas se connaître mais d'après un message enregistré de Jigsaw, ils se sont déjà rencontrés et ont une bonne raison de s'entretuer. Divers indices et objets laissés volontairement par le psychopathe amènent le docteur Gordon et Adam à se remémorer les évènements qui ont précédé leur enlèvement tout en comprenant les sacrifices qu'ils doivent accomplir s'ils veulent s'en sortir vivants. Mais le temps presse car le docteur Gordon sait que sa femme et son fils risquent d'être les prochaines victimes de Jigsaw.
                                                                
Le public friand d'horreur et de sensations fortes attendait depuis longtemps un film qui viendrait apporter un peu de sang neuf à un genre qui en avait bien besoin après une poignée de longs-métrages destinés d'abord au public-cible américain par excellence: les adolescents. Encore une fois, c'est en dehors de la machine des grands studios qu'est sorti un film réussi. Après "HAUTE TENSION" venu de France, voici maintenant "SAW", une production américaine indépendante faite en collaboration avec le Canada. Au départ, "SAW" reprend des éléments-clés du cahier des charges du film "SEVEN"; même ambiance morbide à souhait, tueur psychopathe de génie. Sauf que les auteurs ont privilégié davantage les effets de surprise dans leur intrigue tout en entretenant un climat plus cruellement sadomasochiste que dans le film de Fincher. Les nombreux rebondissements disséminés dans le film attirent évidemment l'attention du public adulte mais leur accumulation risque à la longue et au second regard de faire s'écrouler l'échafaudage d'un récit bien élaboré. Par contre, les moments horrifiques sont remplis d'une tension insoutenable pour secouer fortement le spectateur qui va certainement trembler sur son siège et c'est là où "SAW" remplit parfaitement sa mission, au point même qu'un culte grandissant se développe chez les fans d'horreur pour ce film. Bref, un long-métrage au premier degré très abouti dont la réputation et le succès est pleinement mérité malgré ses quelques petites lacunes. On a déjà hâte de voir la suite pour égayer notre Halloween. Un must si vous ne l'avez pas encore vu..

         
                               The Saw        
                                                                                             


Le tueur psychopathe surnommé "Jigsaw", qui kidnappe ses vic
times pour leur faire subir des jeux cruels visant à leur faire découvrir toute la valeur de la vie, continue toujours de faire des siennes alors que l'inspecteur de police Eric Matthews cherche sans relâche à lui mettre à la main au collet. Un indice important lui permet enfin de retracer son repaire et avec l'aide d'une escouade d'intervention, il parvient enfin à le retrouver. Mais "Jigsaw", qui est mourant suite à un cancer, a auparavant pris soin d'enlever le fils de Matthews, Daniel, qui est enfermé quelque part dans un endroit inconnu, en compagnie de quelques personnes. Ceux-ci respirent un gaz mortel qui les tuera lentement dans quelques heures s'ils ne trouvent pas les indices les menant aux cachettes des seringues contenant l'antidote et aux moyens de sortir de ce lieu empoisonné. Matthews voit tout cela à distance sur les écrans vidéos de "Jigsaw". Celui-ci lui promet que son fils lui sera rendu vivant s'il a la patience de discuter avec lui seul à seul jusqu'à la fin du délai prévu par le jeu. N'ayant pas le choix, Matthews accepte mais apprend de "Jigsaw" que les autres personnes enfermées avec son fils, sont tous des gens qu'il a arrêté autrefois en fabriquant des preuves. Si ceux-ci apprennent la véritable identité de Daniel, ils pourraient lui faire du mal. Matthews aura-t-il toujours la patience de continuer à discuter avec "Jigsaw" jusqu'au bout dans l'espoir de sauver son fils alors que les personnes enfermées par le psychopathe commencent à s'entretuer? Ou bien tentera-t-il par la force de soutirer à "Jigsaw" l'adresse de l'endroit où Daniel se trouve?
                                                                                                                                                                                                                       The Saw   

Voulant profiter sans attendre du succès inespéré de "SAW", les producteurs ont aussitôt mis en chantier une suite rapide sortie presque un an après le premier film. Les auteurs ont visiblement axé leur nouveau film vers une plus grande surenchère en matière d'effets d'horreur sadomasochistes par rapport au premier "SAW", qui en contenait pourtant déjà pas mal. On retrouve aussi dans cette suite la même ambiance putride à souhait, le même récit en forme de casse-tête rempli de retournements de situations et le même type de suspense effrayant qui a fait le succès de l'oeuvre précédente. Un nouveau réalisateur est à la barre de cette suite, mais son travail n'est pas vraiment différent de son prédécesseur puisqu'il recycle à l'évidence les mêmes ingrédients qui ont fait la réussite de "SAW". Seule ombre au tableau, le huis clos développé dans cette suite n'est pas à la hauteur du premier opus puisqu'il apparaît, aux yeux du spectateur alerte, directement inspiré du film "CUBE", ce qui risque de diminuer le niveau de tension de certaines scènes. Heureusement, l'étrange duel entre le policier et le fameux "Jigsaw" nous tient continuellement en haleine et réalimente le suspense à point nommé. Pour ce qui est du rebondissement final, il ne manque pas de punch mais il s'avère en partie un peu trop forcé, ce qui illustre encore une fois la fragilité de l'armature de l'intrigue. Ceci étant dit, le film constitue toujours une expérience horrifique au premier degré exceptionnelle qui vaut vraiment la peine d'être vue, bien qu'il soit légèrement inférieur au long-métrage original. Même si les règles du jeu sont cette fois connus d'avance, l'on risque quand même de trembler de peur pendant le visionnement, voire peut-être à en avoir le souffle coupé. L'interprétation est toutefois d'une qualité inégale.
             
                                                         
The Saw      
Atteint d'un cancer incurable qui mettra bientôt fin à ses jours, le tueur en série surnommé "Jigsaw" charge sa complice Amanda d'enlever la chirurgienne Lynn Denlon. Celle-ci, munie d'un collier mortel autour du cou et relié au stimulateur cardiaque de "Jigsaw", se voit obligé de maintenir le psychopathe en vie le temps qu'une autre de ses victimes, Jeff, accomplisse une série d'épreuves, sinon elle mourra. De son côté, Jeff, qui est un père de famille attristé par la mort de son enfant tué par un chauffard alcoolique, se rend vite compte que le jeu cruel qu'il doit subir le confronte à chaque étape à des personnes impliquées autrefois dans cet accident, dont le fameux chauffard. À chaque fois, "Jigsaw" force Jeff à choisir entre pardonner à ces personnes ou bien les laisser mourir dans d'atroces souffrances afin de savoir s'il veut vraiment se venger d'eux ou non. Dans ce petit jeu toutefois, "Jigsaw" en profite pour mettre à l'épreuve sa complice Amanda afin de savoir si elle est digne de lui succéder après sa mort.
                                   
The Saw     

Si "SAW 2" était déjà légèrement inférieur au premier "SAW", cette troisième partie se trouve à être légèrement inférieure aux deux autres. Le scénario s'enfonce dans le mécanisme qui fait recette en n'offrant pas autant de nouveautés, ni de variations intéressantes en plus de contenir des liens discutables ou peu vraisemblables avec les précédents épisodes. Par ailleurs, les rebondissements ne sont pas aussi étoffés car le spectateur attentif arrivera à en deviner une partie et la psychologie des personnages n'est pas aussi bien définie que dans les scénarios antérieures, à l'exception peut-être de celle du tueur "Jigsaw". Le clivage des thèmes de la vengeance versus la rédemption apparaît aussi du déjà vu. Néanmoins, "SAW 3" bat sans difficultés ses homologues horrifiques en matière de violences gore, de situations insoutenables et de conception visuelle au premier degré, donnant à l'ensemble assez d'ingrédients pour secouer le public et faire du film une expérience cinématographique plus que valable qui vaut le déplacement. Il aurait fallu cependant que la mise en scène, la photographie et le montage soit moins agressive dans ses effets pour que les éléments d'horreur frappent plus forts les esprits et alors on aurait pu parler d'une trilogie de génie. Espérons que les auteurs (qui méritent qu'on les encourage) aient l'idée heureuse de passer à autre chose plutôt que de nous servir un "SAW 4" qui serait de trop. L'interprétation n'est rien de moins qu'inégale.
               
                                            The Saw         

Jigsaw et Amanda sont finalement morts. L'agent Kerry étant lui aussi décédé, deux agents spéciaux du FBI, l'agent Strahm et l'agent Perez arrivent pour assister le vétéran détective Hoffman afin de rassembler les derniers restes du puzzle. Pendant ce temps, l'officier du SWAT Rigg est enlevé et se voit forcé par Jigsaw de subir une série d'épreuves. Étant le dernier officier jusqu'alors à avoir échapper au tueur au puzzle, il dispose de 90 minutes pour triompher des pièges déments afin de sauver un vieil ami, l'agent Eric Mathews que l'on croyait mort, ou affronter les conséquences mortelles de son obsession à vouloir arrêter Jigsaw. Ces épreuves subies par Rigg ont laissé un sillage de cadavres, et le détective Hoffman assisté du FBI découvrent des indices prouvant que Jigsaw a un autre complice poursuivant son oeuvre après sa mort. Suite aux révélations de l'ex-femme de Jigsaw, Jill, la genèse de la cruauté de Jigsaw est dévoilée, révélant ses véritables desseins et ses projets futurs suite à son décès..

 The Saw                                

Avec ce quatrième opus, la saga d'horreur la plus populaire du nouveau millénaire risque fort de décevoir ses fans. Malgré la présence de nouveaux scénaristes, la série ne trouve pas un nouveau souffle car leur intrigue ne fait que reprendre des éléments ayant fonctionné dans les trois précédents films, sans en renouveler aucun. La première frustration se trouve en fait dans la révélation qu'un autre complice de Jigsaw poursuit son oeuvre, ce qui traduit l'absence d'originalité des auteurs. Malgré quelques effets gores efficaces et quelques flashbacks explorant le passé de Jigsaw et ses motivations, le film, au même titre que le scénario, se complait dans l'utilisation de recettes éprouvées et dans l'emploi de procédés rebattus. Ne restait plus qu'à espérer la fin surprenante attendue par les admirateurs, mais au contraire, la conclusion est tellement forcée qu'elle est encore plus décevante que le reste. Elle ne tient en effet absolument pas la route face aux informations divulguées précédemment, de même que dans les autres "SAW". La mise en scène se veut bien peu enthousiaste, à croire que le réalisateur était fatigué de travailler sur cette saga. Reste à souhaiter que du sang frais viendra franchement relancer la série puisque les producteurs, dollars obliges, ont déjà annoncé un "SAW V" et un "SAW VI".
The Saw
Tags : Saw
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#Posté le mercredi 07 décembre 2011 16:56

Modifié le vendredi 21 septembre 2012 18:11

The Trick R Treat

           The Trick R Treat                                                    
L'HISTOIRE : Le soir de Halloween, dans une ville comme il y en a beaucoup, ceux qui ne suivent pas les règles de cette fête le font à leurs dépens... Le premier film surprise de ce festival de Sitges, c'est Trick 'r Treat (le prochain serait selon les rumeurs le nouveau long métrage de Hayao Miyazaki, et c'est une bonne nouvelle) qui n'était donc annoncé nulle part. Quid alors de ce petit film fantastique réalisé par Michael Dougherty et co-produit par Bryan Singer où plusieurs histoires sanglantes se déroulent le soir d'Halloween ? On y allait en traînant des pieds en pensant voir un succédané dans la lignée des productions de Sam Raimi (genre Boogeyman) et, surprise, ce Trick 'r Treat n'a strictement rien de honteux. Mieux, c'est une excellente surprise.

TRICK 'R TREAT
Un film de Michael Dougherty
Avec Anna Paquin, Brian Cox, Dylan Baker, Leslie Bibb, Rochelle Aytes, Quinn Lord, Moneca Delain
Date de sortie : prochainement ?
 
                          The Trick R Treat                   

On se demande encore pourquoi ce film souffre de telles difficultés à être distribué (des problèmes de droits, visiblement) tant tout ce qu'il contient est un motif de réjouissance. Tel quel, Trick 'r Treat ressemble à un film fantastique comme on en faisait au début des années 90. Parfaitement calibré pour une bonne soirée Halloween, il carbure au premier degré et ne tutoie à aucun moment un cynisme de bas étage. En le regardant, on repense aux sensations que l'on pouvait ressentir en découvrant Paperhouse ou Candyman, de Bernard Rose, ou même le film à sketches Body Bags avec cet amour du genre chaudement communicatif et une inventivité tous azimuts. La narration, au départ décousue, épouse rapidement la structure d'une chronique polyphonique permettant à cinq segments aussi différents que cruels d'évoluer de manière exponentielle (plus on avance dans l'histoire, plus c'est gore et trash).
                                     The Trick R Treat                                                                            
Au menu, un directeur d'école serial-killer qui doit faire attention à ses rencontres nocturnes, une lycéenne glam qui cherche désespérément son cavalier, une bande d'ados qui s'égarent sur le lieu d'une tragédie et s'amusent à se faire peur... Le jeune couple qui ouvre et ferme cette Ronde du gore – plus proche de Carpenter que de Ophuls – est le plus insignifiant. Ce qui passionne, c'est le voisinage entre un gamin qui bouffe une barre chocolatée avec des bouts de verre dedans à un père de famille à deux doigts de l'implosion tueuse. La superposition entre les intrigues parallèles reste assez acrobatique et n'interfère en rien sur le plaisir pris à les regarder, notamment celle avec Anna Paquin dont le rôle demeure assez surprenant.
                                        The Trick R Treat   
Brian Cox, que l'on a vu le même jour à Sitges dans le sinistré Red, de Lucky McKee, se distingue en voisin grincheux confronté à un lutin assez flippant – qui, si le film rencontre son public, pourrait devenir aussi culte que le Jeepers Creepers. Prises à part, les intrigues sont très sympathiques et ménagent de bonnes surprises en fonctionnant sur des registres dissemblables (certaines s'inscrivent plus dans le fantastique que l'horreur et vice-versa). Sans doute parce qu'ils reposent tous – et donc étayent tous – la mythologie d'Halloween en jouant sur l'ambigüité du réel et de la farce, de la peur et du bluff, résumée par le titre. Coscénariste de X-Men 2 et Superman Returns, Michael Dougherty n'a pas peur du dérapage tout en restant extrêmement humble, en refusant l'esbroufe inutile, en se chargeant aussi bien des effets spéciaux que des moments de pure angoisse.
 
  The Trick R Treat           
Ce qui réjouit au-delà des espérances, c'est que le programme est totalement cohérent avec ses intentions. En plus, et c'est loin d'être négligeable, Trick 'r Treat contient des petits plaisirs pervers de cinéphile allant du basique (la scène d'introduction renvoie à Halloween, La nuit des masques de John Carpenter mais ce sera le seul clin d'œil au film matriciel) au plus tordu : montrer par exemple l'excellent acteur Dylan Baker, le père de famille pédophile dans Happiness de Todd Solondz qui trucide le gamin obèse bouclé de Bad Santa, lui coupe la tête avant de s'esbaudir dessus avec son fiston. Bon esprit, bon film..
                 
 The Trick R Treat
Tags : Trick R Treat
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#Posté le lundi 05 décembre 2011 18:16

Modifié le dimanche 22 juillet 2012 08:46

The Sauna

                               The Sauna                                                   
A la fin du XVIème siècle, après cinq années de guerre, la Suède et la Russie signent un traité de paix. Suite à cela, une petite délégation composée de Russes et Suédois a pour mission de tracer avec exactitude les nouvelles frontières. La troupe se lance alors dans un voyage qui les mènera à traverser un marais où se trouve un village à côté duquel se dresse un mystérieux sauna antédiluvien ...
                                                                                                                                                        The Sauna                  
                                                                 
Dès son premier film, le cinéaste finlandais Anti-Jussi Annila se démarque du tout venant. Et pour cause, il va tourner un film de sabre en coproduction entre la Finlande et la Chine. Mélangeant les mythologies scandinaves et chinoises, le réalisateur expose ainsi au grand jour sa passion pour le cinéma d'action asiatique. Mais JADE WARRIOR est un projet qu'il mettra plusieurs longues années à concrétiser. Au contraire, SAUNA lui est amené sur un plateau par l'un des producteurs de son film précédent. Pour autant, on lui propose de mettre en boîte un métrage horrifique où évoluent des nénettes à poil dans un sauna avec morts violentes à la clef. Evidemment, ce n'est pas du goût du cinéaste qui va réorienter le film avec le concours du scénariste Iiro Kütner. SAUNA passe d'un métrage horrifique pour teenagers à une œuvre complexe et dépressive lorgnant carrément vers le cinéma de Ingmar Bergman ou Andrei Tarkovski. Si cela s'avère moins marqué que dans son premier film, le cinéaste utilise une nouvelle fois l'influence asiatique au travers de spectres qui semblent échappés de films japonais mais s'insérant plutôt bien dans le contexte évidemment nordique de l'intrigue.
                                                                                               The Sauna                                                                         
A moins d'être Scandinave ou Russe, le film de Anti-Jussi Annila débute à une période historique qui s'avère un peu obscure pour les spectateurs. En effet, la région où se déroule l'action sera le lieu de nombreux affrontements et finira par devenir la Finlande qui n'était jusque là qu'une province suédoise. Mais ce contexte géographico-politique n'a, à vrai dire, pas une grande importance dans le déroulement d'une histoire qui pourrait très bien être transposée ailleurs. Passé une rapide présentation, la nationalité des divers personnages perdra assez vite de son importance et il n'en subsistera que l'antagonisme palpable entre deux factions. Russes, Suédois ou toutes autres nationalités, les personnages de SAUNA sont avant tout des hommes bons ou mauvais qui doivent vivre avec les actes commis par le passé. Dans un climat assez lourd où les haines et rancœurs sont encore vivaces, les anciens combattants collaborent malgré eux à une tâche administrative. En débarquant dans un village qui semble hors du temps, notre troupe va découvrir un sauna particulièrement étrange puisqu'il aurait la particularité de laver les pêchés de ceux qui y entrent. Une rédemption clef en main qui a de quoi tenter pas mal de monde ! Encore faut-il, avant de pouvoir se laver la conscience, accepter tout le mal que l'on a pu faire. Un travail sur soi qui sera plus ou moins difficile à mener pour certains des vétérans et plus particulièrement Erik. Personnage rustre et brutal, il s'avère le négatif de son frère, homme instruit à la faible constitution. Autant que les deux frères, les factions en présence évoquent de la même façon les disparités et similitudes d'une même famille. Les hommes sont ainsi amenés à se déchirer pour de futiles questions de territoire ou de religion basées essentiellement sur la jalousie et l'intolérance. Si l'histoire se déroule au XVIème siècle du côté de la frontière finlandaise, à l'évidence, rien n'a changé dans la nature humaine. SAUNA exploite d'ailleurs au maximum son concept en lui donnant un grand nombre de ramifications. Toute la richesse du film de Anti-Jussi Annila s'insère naturellement dans une trame scénaristique laissant l'impression de découvrir une œuvre mûrement pensée et réfléchie.
                                                                                                                                                                                                                         The Sauna                                     
 
SAUNA va tout de même se mériter. En effet, le préambule paraît assez rebutant avec des dialogues quelque peu cryptiques et un rythme assez lent qui risquent d'abandonner des spectateurs en chemin. Et pourtant, le film se révèle au fur et à mesure qu'il se déroule, devenant bien plus accessible et levant petit à petit le voile camouflant sa richesse. SAUNA allie d'ailleurs autant le fond que la forme. Particulièrement soignées, les images, pourtant minimalistes, s'admirent dans un scope très classe. L'interprétation est au même niveau, les acteurs semblant carrément habités par leurs personnages et délivrant, pour certains, des prestations d'une grande intensité. Autant de qualités pour un métrage qui se révèle très émouvant sur sa fin avant d'abandonner le spectateur face à un horrible dénouement nihiliste. Présenté durant l'édition 2009 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer, le film a manifestement eu beaucoup de mal à séduire puisqu'il n'a remporté qu'une seule récompense, le Prix du Public Jeune. Ce qui, en soit, est plutôt optimiste pour notre avenir compte tenu du sujet du film !.
                                                                                                                                                                                                                  The Sauna
Tags : sauna
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#Posté le lundi 05 décembre 2011 18:35

Modifié le lundi 30 juillet 2012 20:39

The Ripper

                The Ripper                                      
R.2 : Stephen King's IT. Critique 2 : Ça. (VF de Stephen King's IT.)

Réalisation : Tommy Lee Wallace

Scénario : Lawrence D. Cohen et Tommy Lee Wallace. (D'après le roman de Stephen King)

- - - - - - - -

Avant de commencer à écrire cette critique, je désire dire à tout le monde que j'ai effectivement lu le roman avant de visionner ce film et je compte me baser sur le film pour écrire cette critique ainsi, je ne serai point influencé par ceci pour raconter quelques saloperies sur ce super film.
                The Ripper                                    
                                                                                                             
Histoire : Dans la petite ville fictive de Derry dans le Maine, des enfants disparraissent, se font tuer, corps déchiquetés, bref, l'horreur. Six garçons et une jeune fille se lient d'amitié pour ainsi règler ce problème et poursuivre la "chose" énigmatique qui enlèvent et/ou tuent tout ces enfants. D'ailleurs, cette chose vit dans un réseau d'égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît (Polymorphe), incluant la forme d'un Clown nommé Pennywise (Gripsou en FR.), qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Bref, 30 ans après la "disparition" de cette chose. Le groupe s'est séparé mais est étrangement réuni par un évènement innatendu : La réaparition de la chose... Car, évidemment, il est revenu...

Aspect visuel : Faut avouer qu'à l'époque de la réalisation du film (1990), le côté graphique était de mieux en mieux pour les films et disons que celui-ci ne fait aucunement exception à ceci. Quelques scènes ont été exceptionnelles comme la scène de la douche incluant le tuyau en "Clay-Motion" (Littéralement "Pâte à modeller en action") qui nous a tous fait flipper dans le temps.

Aspect Audio : Argh, la musique de carnaval me fout les chocottes! Je n'arrive pas à y croire, j'arrive au menu DVD et je me dit "Moarf, ça va être de la musique typique d'un film d'horreur..." Et non, je me suis trompé. DE LA MUSIQUE DE CIRQUE!! Je suis abassourdi. (Mais bon... Je n'ai rien à re-dire sur ces thèmes musicaux qui stoppent dans les moments les plus innatendus et recommencent pour vous faire subir des sauts de peur!)
                                                                                              The Ripper                                                                
Points forts :

- Digne d'un Remake.

- Casting des personnages FANTASTIQUE!

- Basé sur un roman qui était déjà au départ épique.

Points faibles :

- Quelques scènes un peu exagérées. (Scène de la salle de bain avec la fillette qui voit le sang qui a éclaté du ballon d'une façon plus que burlesque, sur la limite du clownesque.)

- Film séparé en 2 parties.

Note : 8/10.

Superbe film digne des adaptations des romans de Stephen King. Disons tout simplement que ce film peux possiblement vous faire développer une certaine coulrophobie.
                                                     The Ripper   The Ripper

                                      

   
                                                                                                                                    
Tags : ripper
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#Posté le vendredi 02 décembre 2011 05:00

Modifié le lundi 30 juillet 2012 20:44

The Insidious

        The Insidious                        
Ces dernières années, on ne peut pas vraiment dire que l'on fut gâtés niveau peur au cinéma. Rares furent les films à procurer le grand frisson, l'accent étant plus porté sur la violence et le sang au détriment de ce qui fait l'essence même du genre, qui nous fait nous accrocher à notre fauteuil – ou que notre copine s'accroche à nous, ce qui est encore mieux - et nous procure des sensations uniques. Insidious est de ceux-là. Partant d'un postulat simple – voire simpliste - et maintes fois utilisé – une maison apparemment hantée - James Wan – auteur du premier Saw - dévie astucieusement le concept et rend du coup hommage à bon nombre de ces prédécesseurs, qu'ils aient opérés au cinéma ou dans le jeu vidéo. Mais le film est bien plus qu'un catalogue et se révèle au final brut de décoffrage et radical dans sa volonté de faire peur./align]  The Insidious 
                         
Alors que Josh, sa femme et leurs deux enfants viennent d'emménager dans leur nouvelle maison, l'aîné de la famille tombe dans un coma étrangement provoqué par une « rencontre » dans le grenier. De nombreux phénomènes paranormaux commencent dès lors et malgré un déménagement, continuent. Ne sachant plus quoi faire, la famille a recours à une médium qui va leur révéler de terribles secrets et déclencher une lutte mystique pour sauver l'âme de l'enfant. Insidious n'a assurément rien d'original dans son intrigue. Une maison hantée, une famille divisée, une montée progressive dans la peur et des réactions somme toute prévisibles. En lisant cela, on pourrait fuir tant on connaît par cœur ces intrigues que l'on nous sert à chaque fois avec surtout beaucoup d'échecs – Paranormal activity, Amityville – et peu de réussites. Mais détrompez-vous ! James Wan et son scénariste ne sont pas les premiers venus et visent avant tout à rendre le film le plus angoissant et terrifiant possible. Pour cela, il ne faut pas tergiverser. Les conditions sine qua non sont en premier des personnages crédibles et auxquels on peut s'identifier. Ce qu'Insidious réussit incontestablement en mettant en scène un couple déjà ancien et en proie aux doutes, avec notamment un père plutôt froid et taciturne, et dont l'apport à l'histoire sera essentiel. En second, une mise en scène inspirée. Et là, chapeau bas monsieur Wan, qui avec peu de moyens, met en place et distille une atmosphère à couper au cordeau rappelant parfois le très bon Hypnose. Sobre, mais ne lésinant pas sur les effets chocs – les apparitions face à la mère- et se concentrant uniquement sur cela et rien d'autre, la réussite globale du film justifie un scénario simple mais non simpliste, qui au moins nous épargne le final tronqué et va au contraire radicalement se transformer dès l'intervention de la médium./align]                                                                                                                                           The Insidious                                                            
Car Insidious peut facilement se découper en deux parties. La première, plus classique, met en scène la famille et ses déboires face aux phénomènes qui la terrorisent. La seconde pourrait être la bataille finale, tant on, sent que, assisté de la médium, la famille prend en main son destin et va tout faire pour sauver l'enfant prisonnier d'un monde bien étrange. Impossible effectivement de passer sous silence le combat contre ce que l'on qualifiera de forces du mal, à défaut d'autre chose, qui va entraîner un autre membre de la famille dans un monde totalement différent du nôtre, terre d'esprits dérangés et dont l'obscurité prégnante camoufle des créatures dorénavant plus humaines. A ce titre, la séance de spiritisme qui va faire basculer le film dans l'horreur pure, est l'une des plus flippantes jamais tournée, avec un esprit dont les apparitions vous hanteront longtemps encore après. James Wan et Leigh Whannell ont assurément pris un plaisir incomparable à mettre en œuvre ce film, multipliant les clins d'œil et notamment à un film en particulier, Poltergeist de Tobe Hooper. En effet, de nombreux points sont identiques. Le pavillon, la petite famille tranquille, les apparitions de plus en plus fréquentes, un enfant en danger, l'intervention du médium et son équipe de techniciens scientifiques. Et surtout l'ultime confrontation. Mais la différence qui permet d'éviter le plagiat tient dans la forme des deux films. Insidious est radical et jusqu'au-boutiste. Là où Poltergeist s'arrêtait – soit au palier des deux mondes, le nôtre et celui des esprits- Insidious cale son dernier acte, allant jusqu'à le terminer brutalement./align]                             The Insidious     
James Wan est en train de s'affirmer comme un auteur à part entière avec quelques bons films à son crédit. Saw, tout d'abord, et on lui pardonnera d'avoir engendré malgré lui une des pires sagas du genre, tant le premier était une réussite évidente. Ensuite, les méconnus Dead silence et surtout le génial Death sentence – et son Kevin Bacon en père vengeur- ont confirmé son talent. Et avec Insidious – déjà le film le plus rentable de l'année- il prouve qu'il faut dorénavant compter sur lui à juste titre, et son amour visible pour le genre le rend éminemment sympathique. Un mot pour les acteurs qui sont tout simplement au diapason de la mise en scène, rendant crédible des rôles parfois difficiles – jouer la confrontation avec des esprits est loin d'être évident. Mention aux parents, joués par Patrick Wilson et Rose Byrne qui tour à tour sont désespérés, combatifs ou terrifiés, le tout en étant simple et touchants./align] 
                                               The Insidious                                                                   
Insidious, film de l'année ? Fort possible. Alors que beaucoup déçoivent – Carpenter, Craven- la relève semble d'ores et déjà assurée avec ce film et ceux de Christopher Smith – Triangle et Black death - entre autres. Et james Wan réussit son coup et démontre après Le Dernier Exorcisme que, avec des idées simples et déjà exploitées par le passé, on peut provoquer la peur chez le spectateur, ce qui n'est pas un moindre exploit. Alors ruez vous sur Insidious en salles, là où l'expérience prendra encore plus de sens, et surtout, emmenez votre copine !/align] 
The Insidious                                        
Tags : Insidious
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#Posté le lundi 05 décembre 2011 16:46

Modifié le dimanche 22 juillet 2012 08:54

The Hellraiser


                                    The Hellraiser
     
Fait rare dans l'histoire du septième art, le premier Hellraiser avait à l'époque été mis en boite par le géniteur de l'œuvre littéraire lui servant de base. Par la suite artificiellement prolongée par une ribambelle de séquelles anecdotiques, la franchise s'était progressivement détachée de l'esprit initial, jusqu'à aboutir sur un Hellraiser : Hellworld aux fioritures technologiques ridicules – Pinhead recrutant ses victimes sur Internet, la partie de jeux-vidéo multi-joueurs tournant à la boucherie –. Un temps annoncé comme un remake, Hellraiser : Revelations tente de faire table rase des précédents épisodes. Mais ne parvient pourtant pas à s'affranchir de la pauvreté artistique et scénaristique qui colle à la série depuis plus d'une décennie. Aux commandes, l'inconnu Victor Garcia – Retour à la Maison de l'Horreur, Mirrors 2 – bricole une piètre resucée du mythe des cénobites, une nouvelle fois conspuée par Clive Barker avant même sa sortie.
               
                                                               The Hellraiser                                                                                    
                                          
Le studio Dimension semblait envisager Hellraiser : Revelations comme un projet majeur. Changement d'interprète - Doug Bradley cède pour la première fois le rôle -, synopsis proposé à une petite palanquée de réalisateurs en vogue, le métrage de Garcia semblait présenter une volonté de recadrage. Repoussé à une date ultérieure et inconnue, le remake envisagé à pourtant lentement glissé vers un film de clôture à la saga initiale. Préparé dans l'urgence, torché en deux-trois coups de manivelle, ce neuvième opus reste une nouvelle fois détaché d'une franchise déjà incohérente au possible. Nico, un adolescent qui a fuit au Mexique avec son ami Steven, se retrouve malencontreusement en possession d'une boîte maléfique. Celle-ci va réveiller les Cénobites et lui faire connaître les souffrances de l'enfer. Lorsque Steven réapparait quelques temps plus tard aux Etats-Unis, sa famille entreprend de percer le secret du cube. Ces derniers deviennent rapidement les victimes de Pinhead. Bien qu'inscrit sur le papier en tant que neuvième épisode, Hellraiser : Revelations ne présente rien de bien nouveau à une franchise rongée jusqu'à l'os. Pire, le tout s'habille d'un titre quasi-mensonger, le métrage de Victor Garcia témoignant d'un encéphalogramme effroyablement plat en matière de développement. Deux adolescents intéressés par la drogue et la baise découvrent une boite, tuent quelques prostitués et papotent occasionnellement avec Pinhead. De l'autre côté de la frontière, leurs parents se font enmerder par un clochard et engloutissent une dinde aux marrons. Compilé en à peine soixante-dix minutes, Hellraiser : Revelations tourne à vide. Pire, le métrage de Garcia parvient à placer les Cénobites en inutiles accessoires à un script bardé de dialogues inutiles.
                                                                                                                         The Hellraiser                                                                                                                 
Si les derniers segments de la saga – Deader et Hellworld, tournés conjointement dans les Pays de l'Est – s'inscrivaient déjà dans une veine ultra-Z calibrée pour le marché vidéo, Hellraiser : Revelations adopte pour sa part la forme d'un film d'étudiant sans le sou. Inconsistant et inintéressant, le scénario peine à installer une quelconque ambiance à un métrage qui lorgne vers les séquences faussement glauques pour combler les vides. Garcia s'épanche dans une violence malsaine et purement gratuite, tentant péniblement de dupliquer l'aspect viscéral et douloureux du premier opus. Sans succès. Hellraiser : Revelations use en effet de sexe et de sadomasochisme sans que les pseudo-rebondissements n'en justifient totalement l'intérêt, Pinhead demeurant aux abonnés absents. Le cinéaste ne laisse étonnamment intervenir les mystérieux cénobites qu'à l'occasion de quelques séquences anémiques, le métrage étant pour le reste dominé par la « résurrection » d'un adolescent désireux de retrouver forme humaine suite à son passage en Enfer. Sans suspens ni véritable objectif, le métrage place quelques séquences de massacre placées de ci et là, avant de s'orienter vers un obscur épilogue sans queue ni tête. Le tout en usant de deux-trois uniques décors d'une affligeante pauvreté – la quasi-intégralité du film se déroulant dans une salle à manger –.
                                                                                                            
  The Hellraiser                                                                                     
Purement anecdotique et chiantissime au possible, Hellraiser : Revelations s'avère de plus visuellement effroyable. Shooté avec 300 000 pauvres dollars – près de quinze fois moins que le précédent segment –, le métrage associe quelques found-footages minables à une réalisation dégueulasse. A peine digne d'un téléfilm du dimanche soir, la réalisation passe-partout et impersonnelle de Victor Garcia condamne définitivement ce neuvième épisode aux rayons peuplés de nanars à deux balles. Le casting est à l'avenant, et oscille entre le convenable et le pathétique. Le newcomer Stephan Smith Collins – Pinhead – fait preuve d'une transparence totale, handicapé par le manque d'épaisseur de son personnage. Seul le jeune Nick Eversman tire son épingle du jeu, et parvient à s'affranchir d'une performance plutôt convenable dans la peau de l'adolescent lunatique et imprévisible.
De l'aveu de ses producteurs, Hellraiser : Revelations marque enfin définitivement un point final à la franchise. Une boursouflure cheap bien inutile à la saga, complètement déstructurée depuis la sortie de Hellraiser 4 : Bloodline, qui offrait à l'époque une conclusion idéale aux trois premiers opus. Ridicule.
         
The Hellraiser
 
Tags : Hellraiser
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#Posté le samedi 03 décembre 2011 18:15

Modifié le dimanche 22 juillet 2012 08:58

The Scream

The Scream      
The Good:

The fourth Scream film, while quite bad, does
have some things going for it. Firstly, it's not Scream 3. Secondly, it kills Adam Brody. I know he may have been playing a character, but as far as I'm concerned, Adam Brody got knifed in the back a few years after Angelina Jolie smacked him upside the head with a heavy telephone.

But the actual good here is that the film works in
a new cast surprisingly well. I fully expected that it would show Sidney, Gale and Dewey as lip service, and then quickly forget them in favour of devoting screen time to a new cast of younger and more bankable stars. But it actually balances them pretty well, due to the second good thing about the film:

The history. The Scream se
ries has built its entire premise on being self-aware as a horror film and its conscious knowledge of the tropes and clichés of the genre. As such, the fourth film not only needs to take into account the history of the Scream films, but also the Stab films (which is the series of in-universe films based on the events in the Scream series, but it also has to be aware of the multitude of horror films that have come in the decade between numbers 3 and 4.

Number 4 works because it doesn't just do ano
ther instalment of a continuing story, it takes a self-referential view of the first three films. The writers have created a very believable history between numbers 3 and 4, with the main trio of characters having been very severely affected by the events of the first three films. It's nice to see them evolve Sidney from a subversion of the traditional “Final Girl” of horror films to an outright deconstruction – she's not just a character who keeps on having a whole bunch of murders take place around her – she's a person whose entire life has become defined by the tragedies in her past. Gale's career as a hot-topic reporter has waned, and she's looking for her limelight again, and Dewey has become the sheriff of a small town defined by its past tragedies. It works in realistic elements that are then used to frame the introduction of the new cast.

The whole shtick of the fourth f
ilm is that it's satirising/analysing remakes or attempts to revive an old series. The new cast echoes the characters of the first film – the main is Sidney's cousin, she has her friends and even a vaguely threatening boyfriend a la Billy Loomis in the first, so on and so forth. Despite it not living up to its potential, there's a lot for these new characters to do, and they're not just re-treads of the first film.                                                                                                                                                                                                                           The thing that this film does best, and even then it's only through other faults, is ramping up the paranoia. As the characters sit around and discuss the situation as people around them keep dying, they try to figure out who it can be. Given that they're all aware they're in a horror film, and the fourth in a series of films which is doubling as a remake, they also realise that it will try to outdo the original, which means that those of us in the audience who try to second guess the film are kept guessing as to who's going to be the killer. I admit, I did figure out who it would be before the reveal, but it did have me guessing for a fair while, if only because the film keeps driving it home that you should be guessing.

Which brings us to...   
                                                                   The Scream                    
The Bad.

The single worst thing about the film is how Meta it
is, but that's getting its own section below. Also, the killer's voice, though played by the same voice-actor as the other films, sounds just a bit too over-the-top to take seriously. But that's a bit of a flippant complaint.

Scream 4 is a dumb film
that thinks it's being clever, and it keeps tripping over its own stupidity for the entire run. An eleven-year break between films means that the actors are a little rusty in getting back to the parts. I quite like Courtney Cox as an actress, but she's almost laughable in how tired her performance is. You can almost see the thinking-patterns on her face as she goes “dialogue, dialogue, dialogue, oh shit – gotta be sassy and tough here so dialogue, dialogue, dialogue.”

Hayden Panettiere is ano
ther interesting one. I started out hating her performance and character, and would throw her in with the bad if she hadn't somehow managed to create a decent and likeable character by the film's end. So while this is good, it's bad that the film has so little in the way of proper character growth that her very good work comes off as bizarre because it doesn't mesh with the other lacklustre performances. Rory Culkin, what were you doing!? You were so good in Mean Creek, but here you just look bored and unwashed!                                                                                                                                                                                                            Another annoyance is that the film is remarkably stupid in some areas that distract from the rest of it. There're two cop characters that are assigned to protect Sidney and her cousin. They're played by white-and-nerdy Adam Brody and black-and-stereotypical Anthony Anderson. Given that they're characters in a Scream film, they discuss their situation as the expendable cops, with Anthony Anderson pointing out that unless a cop is being played by Bruce Willis, they will always die, and he will die first cos he's the black one. So the film plays with this by killing Adam Brody as he's standing in front of Anthony Anderson, only for Anthony Anderson to then cop a knife straight through the forehead.

I know you
're meant to suspend your disbelief in a horror film about what is survivable and for how long, but watching a man with a gushing head wound – i.e. a knife straight into the brain – stumble around for a while and still have the mental capacity to utter “fuck you Bruce Willis” before he falls down dead is the point where I say “fuck you movie.” This movie was just stupid with things like that, like having the two film-buff characters surmising that the only way to survive a horror film in the modern climate is to be gay. When one of them is being stabbed and reveals that he in fact is gay, and the film plays this as though he seriously expects this to make a difference, you ignore that it's meant to be funny and just think it's a shitty piece of writing. Another thing – if they wanted it to work, they should probably have mentioned he was gay more than just lingering on two of his smirks and raised eyebrows in the second act. It was a shittily done execution of the “Bury Your Gays” trope.

The killer turns out to be Jill, Sidney's cousin, and her
motivation for it is that she wants the same fame that Sidney had by doing a remake of the original murders. When Sidney inevitably defeats Jill, she shoots her and tells her the first rule of remakes is “never fuck with the original.” This would be forgivable as a cheesy kiss-off line, if the director of the film hadn't been Wes Craven, who's first film was a remake of The Virgin Spring which didn't so much “fuck with the original” as “bend it over and rape it,” given that that particular film is Last House on the Left.



It's this kind of crap that let
s the movie down, but it could almost pass if it weren't for...
                                                                                                                                                                                                                                                            The Scream            
The Meta.

For the uninitiated, “Meta” refers to a character or an aspect of a film/
series/text of any sort commenting on another aspect of the film in such a way that it also serves as a comment someone outside the work would make.

Perfect example fr
om Buffy: In one episode where all the characters have lost their memories, Spike (a vampire) is postulating that he must be a good vampire because he doesn't want to kill Buffy. Her response: “A vampire with a soul? How lame is that!?” and it's funny because the series previously played the notion of Angel – a vampire with a soul – as anything but lame. It works because it points out something the audience is thinking, and pointing out that their thought may be legitimate, but at the same time it's kind of proving that despite that, the work passes it off successfully.

A more s
implified version of this would be to call it “winking at the audience.” Scream 4 spends so much time winking at the audience that it may as well have its eyes closed.

Consider the opening. Those familiar with the Scream series will know that the fil
ms open with a character being killed, usually played by a big-name actor. Scream 4 opens with a series of fake openings, which turn out to be the first scenes of a Stab film. One of these has the characters in Stab 7 watching the opening of Stab 6. So this is already a Meta-reference to the way that the Scream sequels have incorporated a film-within-a-film before. They take this further, because Stab 7 opens with Anna Paquin and Kristen Bell watching Stab 6. Anna Paquin's character goes on a rant about how terrible the Stab films are, and the faults she describes are all followed by the Scream films – “a bunch of articulate teenagers sit around and discuss horror films” (or something like that) but she reels it off in a self-deprecating way that could be read as the characters saying “hey we know the Scream movies are kind of hokey, but oh well.” This scene also really disappointed me as it was really badly done. It could've been a good send up of what the scream movies have done up until now, but it just came across as two characters whining about how unoriginal they are, and it's all the worse because I really like Kristen Bell and Anna Paquin.

Later,
as the main characters are discussing their predicament, they point out everything that the audience would and should expect of them, and the point out how these things might be played differently, and while it's the film trying to be self-aware and witty, it just ends up a movie that second-guesses itself at every turn.

The first
film essentially said “I'm a horror movie, but I'm gonna make things interesting by doing exactly what you expect, but calling myself out on the way, and it'll be all the more interesting for it.”

The fourth film tries to do this, but is more like “I
'm a horror movie, but I'm gonna call everything I do before you even realise I'm doing it and –OH GOD TELL ME I'M GOOD! GIVE ME YOUR APPROVAL! PLEASE!” It mistakes anticipating the action as wit, when really what it's doing is telling you what will happen next before you have a chance to feel any suspense.

The decision to make thes
e characters so aware of their predicament is also what makes it all the more obvious that they are really stupid characters. It's already a little bit silly that the characters (including the fucking police) are investigating through the patterns of horror films, but it becomes fucking ridiculous that the teenage characters who are obsessed with horror films discuss what's going to happen next – but then don't do anything about it! They all know they're going to get stalked/attacked/killed but none of them do anything such as – getting a fucking gun! Even the third film had Sidney very wisely grabbing a gun before going to meet the killer – so why the hell don't these kids, who through the film's own self-awareness are expecting to have to outdo everything that's gone before, get a fucking gun and shoot the fucking killer. The Ghostfaces have always used knives. Guns shoot bullets, which go a lot further than a knife lunge.

There's only one character in the film who uses a gun as protectio
n, and that's Dewey, the sheriff. Even then, when he has to use it, he can't get a single hit, despite Ghostface being a pretty obvious target, and at a fairly close range.

The problem with this is that it defies the movie's own logic. It's fair enou
gh for other horror films to go down the path of “let the victim be more vulnerable” because those films follow a logic wherein the character isn't used to being in this situation. The characters of Scream 4 are not only aware of the traditions of horror films, but they're aware that their current lifestyle is being patterned from horror films, and they know what to expect. That they still walk around, alone, unprotected and unarmed is ludicrous, because of the film's own devotion to making these characters aware of their plight. This means, unlike in other films where you forgive the characters of their genre blindness, that the characters of Scream 4 are just idiots waiting to die. Not to put too fine a point on it, but if you should ever find yourself in a small town where your friends are being murdered, GET A FUCKING GUN!
   The Scream                                             
HOWEVER:

All of the ab
ove can be written of as me reading too much into a genre film. I like the Scream films. Scream 4 was not as good as the first, but it was definitely better than 2 or 3, and it was very entertaining. The characters are stupid, and the film is just too self aware which means you don't end up watching a story, you watch people give examples of scenes from horror films and act them out

It
is also still a clever film at some points, and I think some of its stupidity may come down to some inexplicably bad acting. I did love the moment when Hayden Panettiere's character is being menaced on the phone by the killer, and he's making her play the trivia game. When he says, “Name the remake–” she cuts him off by listing pretty much every horror film remake of the past ten years to shut him up. That was clever. The gay character telling the killer he shouldn't be killed because he's gay was insulting, and just not clever.

If you like th
e Scream films then you should be ok with this. But if you don't like a film where the self-referential scenes are more frequent than the scenes that tell the story, you'll be frustrated. It keeps on coming back to itself so much it feels a bit like it's walking on the spot.

Put it this way – one
of the characters makes a point of talking about films that call out their own traditions. Another character asks him “Geez, how Meta can you get?” The answer, of course, is too much.
                                 The ScreamThe Scream                                                                                                                                                                                                                                       
Tags : Scream
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#Posté le mercredi 16 novembre 2011 12:24

Modifié le dimanche 01 juillet 2012 12:20

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